La loi sur le tubage d’une cheminée

Les particuliers souhaitant rallumer une cheminée âgée et y apporter des rénovations dans le but d’améliorer le rendement doivent obligatoirement s’en tenir aux travaux de mise aux normes. La loi est notamment stricte vis-à-vis de l’installation suivie de l’entretien de cheminées, et l’absence de respect de la règlementation imposée peut entraîner des dommages matériels ou corporels en plus d’une annulation de couverture de la compagnie d’assurance en cas de sinistre.

Tubage de cheminée : une opération fiable

Le tubage implique l’action d’insérer un second conduit au sein du dispositif existant pour apporter plus d’étanchéité et de résistance, celui-ci ne sera pas en contact direct avec le mur pour prévenir les risques d’être bistré ou tâché. Le fumiste initie le chantier par le débistrage, ramonage et séchage du conduit préexistant, l’agent y intègrera ensuite un autre conduit plus étroit pour achever l’opération. Les modèles de conduit utilisés sont généralement plus flexibles et se posent plus rapidement, mais ils présentent l’inconvénient d’un ramonage plus médiocre.

Le tubage flexible doit par exemple répondre normes et au Document Technique Unifié (DTU) en vigueur, à savoir DTU 24.2 Section 5.1.2 qui stipulent que le diamètre du conduit à insérer doit être supérieur ou égal à 180 mm pour un âtre, foyer ouvert et insert ou 150 mm pour les inserts exclusivement fermés. Il faut aussi remarquer que le tubage partiel du parcours n’est également pas admis, qu’il s’agisse d’un conduit de type « shunt » ou « Alsace ».

Diagnostic, une obligation

Les règles d’application ainsi que les dimensions à respecter diffèrent en fonction du combustible et du matériel à associer, en effet, pour être conformes à la législation (DTU 24-1 et DTU 15.3), les conduits à rénover doivent au préalable être éligibles selon certains critères. Les cheminées anciennes sont en majorité incapables de remplir la totalité des conditions, et la réhabilitation du système peut inclure un montant des travaux pouvant être similaire à celui d’une construction neuve.

Le particulier optant pour la réhabilitation devra choisir entre un raccordement simple paroi, double paroi isolée (DPI) ou flexible, et chaque mode de raccordement est régit par un set de règlement spécifique présent au sein du DTU 24.1 et 24.2.

Les normes des conduits de cheminées

Les normes standards concernant le tubage d’une cheminée intègrent la prévention d’incendies et prévoient une distance de 8 cm entre le conduit et tous autres matériaux inflammables. Cette dernière est d’autant plus grande si les paramètres de températures et de résistance sont plus importants. Le dévoiement du conduit (2 au maximum) ne doit pas être supérieur à 45° par la suite, et la porte extérieure du conduit doit correspondre à 40 cm au minimum par rapport au faitage du toit en plus des parties de construction suivantes dans un rayon de 8 m.

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